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En 1970 et 1971, des militaires tentèrent de renverser le régime en attentant à la vie du roi Hassan II.
La marche verte de 1975 et son impact
Cet événement se réfère à une marche pacifique lancée par le roi marocain Hassan II, le 6 novembre 1975, dans le but d’annexer le territoire du Sahara occidental occupé par l’Espagne. Cette Marche Verte est considérée par les Marocains comme étant une récupération des territoires devant revenir historiquement au Maroc
En 1973, des Marocains créèrent à Marrakech le front Polisario pour libérer le Sahara marocain, dit Sahara occidental, des Espagnols. La Cour Internationale de Justice a statué de la marocanité du Sahara occidental (marocain) suite à la requête du Maroc. (C.I.J) (Avis consultatif du 16/10/75 sur le Sahara Occidental § 94, pp. 43-44).
En 1975, sous la conduite du roi, , 350 000 volontaires «drapeau en tête et Coran à la main» traversèrent pacifiquement les frontières fictives établies par les Espagnols au nord de Saguia El Hamra et libérèrent Laâyoune. Cette "Marche verte" entreprise le 6 novembre permit de signer les accords de Madrid, le 14 novembre suivant, alors que l'Espagne dut reconnaître la souveraineté marocaine sur ses territoires sahariens; Ces accords prévoyaient plus précisément le transfert de la souveraineté des deux tiers septentrionaux du territoire (Saguia el-Hamra) au Maroc et le tiers sud restant (Oued ed-Dahab) à la Mauritanie. Dès lors, l'opposition s’organisa et le Polisario, soutenu par l'Algérie et la Libye, combattit le Maroc. La province de Oued Eddahab (Rio de Oro) sera ensuite reprise de la Mauritanie le 14 mai 1979.
Cette marche eut un impact extrêmement fort à l'intérieur du pays, dans la mesure où toutes les forces politiques, y compris celles de l'opposition, hormis l'UNFP, se placèrent aux côtés du monarque. Par contre, cette question entraîna une crise profonde entre le Maroc et l'Algérie, qui apporta son soutien au mouvement sahraoui. L'admission, en 1982, de la République arabe sahraouie au sein de l'OUA constitua un revers diplomatique pour le Maroc et une erreur énorme de la part des autres pays africains aspirant à une "unité africaine". Les années 1990 furent marquées par la reprise du dialogue avec l'opposition parlementaire, une certaine diminution des tensions sociales et un début de règlement de l'affaire du Sahara marocain. Le 6 septembre 1991, le Maroc, ayant maîtrisé la «guerre des sables», signa avec le Front Polisario un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur devrait permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination – proposé par l'ONU et l'OUA depuis 1988 – qui décidera de l'avenir des populations du Sahara marocain (occidental).
Le Maroc à l’école des nations modernes : ses efforts et ses réalisations sous le règne de Hassan 11
Au cours des années 80, le pays fit face à la sécheresse sévit et à des manifestations sociales éclatent avant d’être contraint d’adopter des mesures pour affermir l’économie. En 1988, le référendum d'autodétermination sur le Sahara, proposé par Hassan II, est approuvé par l'ONU et l'OUA puis par le Polisario qui accepte le cessez-le-feu. Pour favoriser le regroupement du Maghreb, le roi proposa l'Union du Maghreb Arabe officialisée en février 1989 à Marrakech entre le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie.
Sur le plan intérieur, la monarchie marocaine, qui se trouvait également confrontée à un islamisme en expansion depuis les années 1970, chercha un modèle original de démocratisation. Hassan II, désireux de moderniser son pays, s'efforça d'ailleurs de prolonger le climat d'union nationale qu'avait suscité la «Marche verte» : libération de prisonniers politiques, levées de la censure, élections, reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme. Sous la pression conjointe de la contestation intérieure et de la volonté du roi, une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirmé plus nettement la séparation des pouvoirs. Ainsi, en novembre 1997, les premières élections législatives au scrutin universel donnèrent la majorité des sièges à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), tandis que le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (islamiste) obtenait six sièges dans la nouvelle Assemblée. Nommé Premier ministre par le roi Hassan II, le socialiste Abderahmane Youssoufi fut chargé de former le gouvernement de coalition.
Sur le plan international, le Maroc, qui a adhéré au GATT (c'est à Marrakech que fut signé le 15 avril 1994 l'accord final de l'Uruguay Round), a activement participé à la création, le 17 février 1989, de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie. Par ailleurs, entre grogne sociale et agitation islamiste, l'ancrage à l'Europe semble revêtir une importance stratégique : en 1987, le Maroc – dont la diplomatie joue un rôle actif dans la recherche de la paix au Moyen-Orient – a fait acte de candidature pour rejoindre la Communauté européenne.
La guerre du Golfe porte un coup dur au tourisme, affaibli davantage par l'attentat de Marrakech en 1995 qui provoqua la fermeture des frontières marocaines aux ressortissants algériens. La société civile se réveilla grâce aux ONG de plus en plus nombreuses.
La liberté des médias est totale et les partis politiques foisonnent, une presse bilingue de qualité se dégage du lot, avec même des titres en anglais ou espagnol, et une classe moyenne émerge.
Les gouvernements qui se succèdent jusqu'en 1997 révisent les lois, renforcent les relations bilatérales avec l'Europe et les E.-U. et privatisent nombre d'établissements et entreprises étatiques.
Grâce à la réforme constitutionnelle de 1996, des élections générales se tinrent en septembre 1997 et l'opposition obtint la majorité des sièges au parlement, redevenu bicaméral. Un gouvernement socialiste avec en tête les partis de l'Istiqlal et de l'USFP (ex-UNFP) fut constitué au début 1998.
Le Maroc sous la royauté de Mohammed VI depuis 1999
En juillet 1999, le prince Sidi Mohammed, fut intronisé sous le nom de Mohammed VI, après la mort de son père, Hassan II, roi du Maroc depuis 37 ans
Les socialistes poursuivent les réformes commencées par les gouvernements précédents et modernisent la justice. Signe de progrès, le roi Hassan II amnistie près de 400 prisonniers d'opinion, notamment des islamistes, et le gouvernement, en collaboration avec des ONG, divulgue le sort des anciens prisonniers disparus.
De nos jours, la société marocaine fit des progrès malgré la présence de disparités régionales ou sociales Cependant, le pays se développa à divers niveaux : culturel, technologique ou humain.
_________________________________ Ont contribué à cette section: Louis-Simon Roy Yvan Roy _________________________________ Dernière mise à jour: 28 septembre 2008 |






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